Un peu d'histoire

Par curiosité ou par simple ouverture d'esprit, vous avez envie de vous intéresser à l'histoire du divorce ? Nous vous proposons un petit saut dans l'histoire afin de balayer rapidement ses origines. Son évolution en France et le point de vue de l'église sont aussi abordés.

 

 

Un petit peu d'histoire

Une des premières grandes civilisations ayant instauré le droit au divorce est la civilisation Romaine vers 2000 Av. J.C. Cette civilisation a instauré une vision plus civile que religieuse du mariage.

Dans cette civilisation, la femme était considérée comme mineure durant toute sa vie et devait de par ce fait résider sous la tutelle d'un homme. C'était d'abord son père puis dans un second temps son époux. Du fait de ce statut (qui hérissera les femmes modernes), l'homme pouvait la répudier. Par contre, elle n'avait pas ce droit. A cette époque, il y avait deux types de divorce : le divorce par consentement mutuel et le divorce par répudiation :

  • Le consentement mutuel était considéré comme la fin normale du mariage. Ce type de divorce était souvent utilisé lorsque la vie au sein du couple n'était plus possible.
  • Pour ce qui est de la répudiation, les griefs étaient d'époque (stérilité, tentative d'avortement par exemple). Il est intéressant de noter que l'épouse pouvait alors réclamer sa dot avant de rentrer chez ses parents.

Toujours à cette époque, les manifestations de tendresse entre époux et en public étaient condamnées étant donné que le mariage était vu comme un acte religieux et reproductif.

 

Et pendant ce temps en France

Le divorce est officiellement apparu en France avec la loi du 20 septembre 1792. Cette loi autorisait le divorce par consentement mutuel ainsi qu'un divorce sur la demande d'un des époux. Cette loi fut abrogée le 8 mai 1816 étant donné que la religion catholique était devenue religion d'Etat. Il n'était donc plus possible de conserver une telle loi.

Jusqu'en 1884, aucune loi n'existait donc à ce propos en France pour divorcer. Comment les gens faisaient-ils ? C'est une bonne question ...

La loi du 27 juillet 1884 vint combler ce manque en autorisant des divorces en tant que remèdes exceptionnels. Cette loi a toujours été vue comme une loi modérée visant uniquement à combler le vide juridique.

La loi du 18 avril 1886 simplifia la procédure mise en place par la précédente. La conséquence ? Une forte augmentation du nombre des divorces à partir de cette date. Depuis cette date et jusqu'en 1975 un certain nombres de lois sont venues rajouter des détails dont les conséquences ont été une progression du nombre de divorce. On peut par contre noter qu'une loi a été votée en 1941 afin de réduire leur nombre. Comment ? En interdisant, entre autre, le divorce avant 3 années de mariage !

La loi du 11 juillet 1975 modifia en profondeur les textes. Elle réintroduisit notamment le divorce par consentement mutuel. Ses conséquences furent une augmentation du nombre des divorces. C'est cette loi qui introduisit le Juge aux affaires matrimoniales (remplacé par le fameux JAF =Juge aux affaires familiales en 1993).

Pour finir, de nouvelles lois ont été votées cette année (applicables dès le 01/01/2005). Leur but est d'accélérer la procédure et de la simplifier.

 

La position de l'église

La position de l'église Catholique a toujours été très claire : le mariage est indissoluble et ne pourrait donc être brisé. Ainsi un divorce (autre qu'une annulation de mariage) ne saurait être reconnu. De ce fait, les couples divorcés ne peuvent pas prétendre à participer aux sacrements.

 

 

Une communauté à votre écoute

Retrouvez au travers de nos forums une communauté à votre écoute.

Accéder à nos forums

Une documentation complète

Retrouvez au travers de notre documentation en ligne toutes les informations qui pourraient vous être utile.

Accéder à la Documentation

Une vision du divorce

Retrouvez en quelques sondages l'opinion de nos visiteurs concernant le divorce.

Accédez à nos sondages

Aller au haut